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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 21:45

Accès à l'audio  et au texte complet.

 
 

Extraits 

 
"En l’espace de quelques années, les géants de la technologie ont commencé à modifier la nature profonde de l’école, en utilisant les mêmes techniques que celles qui ont permis à leurs entreprises de transformer l’économie américaine.” La croyance est double : 
1. les élèves gagneraient à adopter la tournure d’esprit de l’ingénieur (!!!)
2 ..."
...
Mais le plus intéressant - et sans doute le plus inquiétant - est ailleurs, dans la logique profonde des principes pédagogiques mis en oeuvre par ces entreprises. On retrouve la même idée chez Facebook et Netflix : personnaliser au maximum l’enseignement. Le logiciel financé par Netflix pour enseigner les maths fonctionne avec des algorithmes qui ont des points communs avec ceux de la plateforme : le logiciel garde trace de tous les actes de l’élève et adapte les exercices aux résultats précédents (pas pour proposer le film que vous allez aimer, mais l’exercice qui vous fera progresser). La logique est la même pour Zuckerberg, le patron de Facebook : personnaliser l'apprentissage et faire de l'enseignant un simple tuteur. C’est une logique compliquée à critiquer car après tout, elle permet de faire ce que rêverait l’école de pouvoir faire : “remettre l’élève au centre de l’école”, s’adapter au rythme de chacun, à ses aptitudes cognitives propres. Sauf que c’est aussi l’accomplissement d’une logique à l’oeuvre dans le web depuis longtemps maintenant, et dont on peut observer les résultats. L’information qui nous arrive est de plus en plus personnalisée, ce qui fait que ce nous ne voyons pas les mêmes choses, parce que l’algorithme pense savoir ce qui nous intéressera, ce dont nous avons besoin, ce que nous désirons. Un des effets, c’est la “bulle informationnelle”. Comment être certain que des apprentissages hyper-individualisés ne produisent pas un effet semblable, mais du point de cognitif ? Comment ne pas dissoudre le collectif de la classe qui certes a ses complexités mais est aussi un espace où on s’attend, où l’on s’entraide (même en trichant) ? Mais est-ce pire qu’une école qui peine à prendre en considération les particularités individuelles ? J’avoue que je ne sais pas bien comment répondre à ces questions. Mais une chose est sûre, il vaut mieux se les poser avant que d’autres y répondent pour nous."
 

Comme pour l'Intelligence Artificielle c'est en observant les limites des ordinateurs et notamment des algorithmes, dans la vie réelle (celle où l'on ne réduit pas l'homme à un robot) et ici, dans l'enseignement des élèves non-adultes, que l'on pourra comprendre l'apport spécifique de l'humain dans la relation. Ici la relation pédagogique. Celle pour laquelle les géants de l'informatiques pensent que les 0 et les 1 suffiront.

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