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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:49

La fin de l'article focalise au niveau des élèves qui gênent la progression d'une classe et qui pourraient être responsable, particulièrement en France, de la mauvaise performance du système éducatif.

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L’étude internationale TIMMS (Trends in Mathematics and Sciences Study) a publié les résultats de son enquête 2015, révélant des scores extrêmement bas concernant les élèves français. Coordonnée par l’IEA, une association internationale de chercheurs, l’enquête Timms mesure depuis 1995 les performances des élèves en mathématiques et en sciences par niveau scolaire et s’appuie, pour les évaluer, sur les programmes d’enseignement communs aux pays participants.

En 2015, l’enquête a porté sur deux niveaux de scolarité : les élèves en quatrième année de scolarité (équivalent au CM1 en France) et les lycéens de la filière scientifique de Terminale S. Elle a été menée dans 49 pays pour le primaire et seulement dans neuf d’entre eux pour le lycée. En France, cette enquête avait été conduite précédemment sur les élèves de Terminale scientifique seuls. En outre, il faut préciser que les pays ont la possibilité de sélectionner les élèves participants, ce qui n’as pas été le cas en France.

Des scores particulièrement bas

Avec un score de 488 points en mathématiques et 487 en sciences, les 4 870 élèves de CM1 français se placent tout en bas de l’échelle internationale, avec plus de 100 points de moins que les pays situés en haut de l’échelle, et même de 30 à 70 points d’écart avec nos voisins européens (Allemagne, Portugal, Suède, Pologne, etc.). 42 % de ces élèves présentent un niveau faible ou très faible en France, contre 25 % en moyenne dans les autres pays. Il en ressort que des compétences telles que l’usage des fractions, la maîtrise des opérations de décimaux ou les suites chiffrées, ne sont quasiment pas acquises par nos élèves, même les plus brillants.

42 % des élèves présentent un niveau faible ou très faible en France, contre 25 % en moyenne dans les autres pays.

Au lycée, la précédente enquête de 1995 révèle la chute du niveau des élèves français en 20 ans : une baisse de 106 points, la plus forte enregistrée pour les pays participants. Comment expliquer ces résultats dans un pays qui détient 12 médailles Fields et se place au deuxième rang mondial derrière les États-Unis quant à la reconnaissance des travaux de ses mathématiciens ?

Des politiques éducatives à revoir

Concernant le primaire, le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) dénonce avant tout le manque de formation des enseignants dans les matières scientifiques. 80 % d’entre eux n’ont pas suivi un cursus scientifique et ne disposent donc pas toujours des compétences mathématiques requises pour enseigner les savoirs scientifiques. Pourtant, ces lacunes ne sont pour autant pas prises en compte lors de la formation des nouveaux enseignants. Donc, en dépit d’un volume horaire important assigné pour l’enseignement des mathématiques (l’un des plus élevé au monde), les résultats ne suivent pas. À cela, s’ajoutent des manuels d’enseignement très utilisés mais présentant de fortes disparités quant à leur contenu et leur organisation.

Au lycée, ce sont les professeurs eux-mêmes, notamment ceux des classes préparatoires ou des grandes écoles, qui ont déclaré ne pas être surpris, à l’image de cette professeure d’université à Poitiers, Aviva Szpirglas : « Le programme de mathématiques en terminale S ne prépare plus à l’arrivée dans l’enseignement supérieur. Nous sommes souvent atterrés du niveau des étudiants en première année de licence scientifique », déplore-t-elle. En cause, selon eux, des filières scientifiques ouvertes à tout un chacun. Nombreux sont ceux qui ne présentent pas d’appétence particulière pour les maths ou les sciences, mais veulent juste intégrer « la voie royale ». À cela, vient se corréler la baisse du niveau des compétences requises dans les programmes.

Enfin, se pose le problème, quasi tabou aujourd’hui, des élèves perturbateurs, qui, dans une classe, depuis le primaire jusqu’au lycée, dérangent les élèves et l’enseignant, réduisant les temps d’apprentissage qu’il faut remplacer par des rappels à l’ordre et autres tentatives de discipline. Se pose alors la question de l’orientation de ces élèves aux comportements inadaptés pour un grand groupe dans des structures spécialisées ou du maintien de leur intégration avec le concours rapproché de personnels spécialisés et en nombre suffisant.

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On peut penser que, si certains hommes ou femmes politiques prennent le problème par ce côté là, des solutions énergiques seront envisagées.

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