Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

*****

Les aides en vidéo

Philippe Mercier

 

Son forum d'aide

 

calculette scientifique
Wiris

flèches vers

Articles Récents

Des rubriques et des lieux

30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 19:58
  • Article de 
  •  
  • Publié 
  •  
  •  
  •  
  •  
  • VOTRE AVIS - Les élèves de CM1 afficheraient les plus mauvais résultats en mathématiques d'Europe. Les lecteurs du Figaro réagissent.

«Mauvais», «inacceptables». Voici les mots chocs de la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, au sujet des résultats de la France dans l'enquête internationale Timss (Trends in Mathematics and Science Study). Enquête qui mesure les performances des élèves en Europe et classe les petits Français bons derniers en mathématiques. Les internautes du Figaro y voient surtout un problème de formation des enseignants et un laxisme de l'Éducation nationale.

Pour beaucoup d'internautes, ce résultat semble venir de la formation des enseignants, comme l'explique Harold C.: «Les étudiants qui ont suivi des formations scientifiques et mathématiques préfèrent d'autres secteurs plus rémunérateurs et plus valorisants que l'enseignement.» Ricercar38 poursuit: «Au lieu d'interdire le redoublement et d'enlever des heures d'enseignements fondamentaux pour faire des choses “ludiques”, il serait plus urgent de penser à une réforme de bon sens.» Taramea raconte: «S'il n'y avait que les maths ou la physique, ce ne serait pas grave. En tant que professeur, je confirme que la catastrophe est beaucoup plus globale. Elle va de la culture générale à la capacité à faire des phrases bien construites. Mais bien sûr le résultat au bac en France doit rester politiquement présentable... Et c'est sans compter les problèmes de discipline qui prennent la moitié du temps!»

«Ce résultat est révélateur d'une prise de conscience et d'un fort besoin de repères»

La discipline est un sujet récurrent pour les internautes! C'est peut-être la cause du résultat du mauvais classement, explique JPTF: «Ce n'est pas une surprise. La première règle, c'est une discipline exemplaire et le respect des enseignants. Vous pouvez doubler le nombre de professeurs, s'ils n'ont aucune autorité cela ne changera rien. Il y a 45 ans, quand nous sortions de l'école primaire, nous savions tous compter et on connaissait par coeur les tables de multiplications et les conjugaisons. Du coup, on peut se poser la question du niveau réel au baccalauréat par rapport aux autres pays européens.» CANTREDE conclut: «Un encadrement plus préoccupé par leurs avantages que par leur devoir de discipline. Ce résultat est révélateur d'une prise de conscience et d'un fort besoin de repères.»

Partager cet article

Repost 0
Published by comeau-montasse Comeau-Montasse - dans mathématiques bilan TIMSS france europe compétences
commenter cet article

commentaires

Dity 01/12/2016 18:39

Y'en a marre d'avoir à la direction du ministère des gens qui sont nuls en sciences et méprisent les mathématiques. Combien de ministres qui sont complètement nuls en tout (pardon, pas en communication, ça enfumer les gens qui leur mettent la tête dans leur ignorance ils savent faire !)! On pourrait se réjouir du prochain départ de NVB, tout comme ça a été le cas pour ses prédécesseurs, mais à n'en pas douter elle sera remplacée par quelqu'un de tout aussi bidon...

Luc Comeau-Montasse 01/12/2016 23:15

Je comprends ta réaction, mais je pense qu'il faut aller à la racine du problème.

Si je peux me permettre une hypothèse, je crois qu'en France on pense qu'il suffit d'une bonne séquence d'apprentissage pour ... apprendre une notion.

ça me semble être une erreur
on ne peint pas un mur avec une seule couche
(en tous les cas dans la conscience ... la mono-couche ne fonctionne pas)

Pour introduire une notion sans qu'elle soit parachutée et qu'elle ne "prenne" pas dans le reste des connaissances
il est nécessaire de prévoir
- une sensibilisation
c'est à dire un moment où l'on parle de la notion, sans vraiment l'aborder de près, même en surface. Un peu à la manière dont on évoquerait pour un touriste un pays nouveau.
("Vous ne le savez pas, mais il existe un moyen pour vérifier si un triangle est rectangle ou non")
- Ensuite, on peut (laisser passer un peu de temps d'abord) évoquer celle-ci (ce paysage, cette nouvelle contrée) en passant à une phase d'information. De la même manière qu'on visiterait rapidement un nouveau lieu en bus, à la touriste pressé.
(Le truc pour voir si un triangle est rectangle ou non est :
on multiplie la mesure d'un des petits côtés par elle-même, on fait de même avec le second petit côté, on ajoute les résultats. On multiplie ensuite la mesure du grand côté (on le nomme hypoténuse... inutile de le retenir) par lui-même.
Si le résultat est égal à la somme qu'on a calculée, alors le triangle est rectangle.
Exemple ... (3-4-5))
- La séquence d'apprentissage proprement dit peut alors prendre place dans un terrain préparé. On visite à fond le terrain.
(Démonstration de l'égalité de Pythagore pour le triangle rectangle
et utilisation de cette propriété)

- Quelques temps après, on peut passer (si c'est vraiment utile pour la suite des études) à la systématisation des acquis. C'est à dire à marcher dans le paysage de façon naturelle, sans presque y penser.
(automatisation d'une règle, d'une procédure, d'un calcul ...)

Vouloir tout faire en une seule fois (ou avec ce qu'on nomme des révisions : faire la même chose en insistant, en appuyant, avec des outils pédagogiques plus intrusifs, des renforcements (nommés "aides")) ne crée pas des savoirs durables, mais au mieux (au pire) des savoirs faire mémorisés, non rattachés en compréhension ET en sensation (perception) au reste de la "conscience".

Assurément, quand on voit la manière dont on enseigne en France - avec notamment la dictature de l'évaluation notée qui intervient très tôt dans les apprentissages, et qui ne sert pas comme indicateur (à la manière d'une radio ... qui ne juge en rien le patient, mais donne des indications sur le traitement à suivre) mais comme sanction, il y a du chemin à faire !